Comment la farouche droite récupère des symboles antiques
Dans une tribune publiée par Le Monde, l’historienne spécialisée dans l’Antiquité retrace comment des symboles gréco‑romains ont été détournés par des formations d’extrême droite, les transformant en repères pour leur récit politique.
Elle retrace une généalogie des emprunts, montrant comment des archétypes antiques se retrouvent déformés et réutilisés pour donner une aura de continuité au mouvement.
Elle s’interroge sur les motivations idéologiques qui sous-tendent ce recours: pourquoi choisir l’Antiquité comme fondement alors que l’histoire est complexe et multiforme; l’objectif serait de séduire un public en quête d’identité et de stabilité.
Quelles motivations idéologiques derrière ce choix
Selon elle, ce recours sert à projeter une continuité mythifiée entre passé et présent, afin de légitimer des projets politiques et de réduire les débats autour des valeurs défendues.
La tribune rappelle que l’Antiquité est souvent présentée comme modèle de grandeur, en occultant des réalités comme l’esclavage et les exclusions.
Elle appelle à distinguer l’amour du passé d’un usage politique partisan et invite à une analyse plus rigoureuse et pluraliste des sources antiques.
