Des évacuations plus lentes après la réouverture de Rafah
Depuis la réouverture du poste-frontière de Rafah, les évacuations sanitaires entre Gaza et l’Égypte ont repris, mais elles restent nettement plus lentes que durant les périodes les plus tendues. Les couloirs humanitaires fonctionnent, mais la planification et les contrôles renforcés ralentissent le transfert des patients en urgence — une lenteur qui inquiète, mais qui laisse entrevoir des perspectives d’amélioration à moyen terme.
Une mère palestinienne, atteinte d’une tumeur au cerveau, a dû partir en urgence pour recevoir des soins en Égypte. Elle a pu quitter Gaza grâce à la réouverture du poste-frontière, et son souhait le plus cher est de revenir dès que possible pour poursuivre le traitement et retrouver ses proches.
Ce cas illustre le paradoxe du moment: des patients qui ont désespérément besoin d’un accès rapide à des soins vitaux, et des corridors opérationnels qui peinent à tenir un rythme suffisant. Les équipes médicales et les associations tirent la sonnette d’alarme sur les délais qui s’allongent, tout en restant déterminées à optimiser chaque transfert.
Témoignages et enjeux pour les familles touchées
Dans ce contexte, le flux n’est pas à la hauteur des attentes: moins de dossiers franchissent les contrôles chaque jour et les chaînes d’assistance tentent de s’adapter à des capacités encore fragiles. Les autorités et les ONG répètent que tout est mis en œuvre pour accélérer les procédures, sans compromettre la sécurité.
Pour les familles, l’attente est une épreuve morale et matérielle: déplacements, frais supplémentaires et incertitudes sur les passages. Beaucoup dépendent des créneaux disponibles et redoutent que la patience ne fasse pas toujours la différence avec la gravité de la maladie.
Les partenaires humanitaires restent toutefois optimistes sur une amélioration progressive et appellent à sécuriser durablement les corridors et à augmenter les capacités. L’objectif commun est clair: garantir un accès rapide et fiable aux soins essentiels, afin que les patients puissent reprendre pied plus vite et retrouver une vie normale.
