Le concept des savoirs situés et son actualité
Dans un entretien avec Le Monde, Donna Haraway réexamine sa théorie des savoirs situés, née dans les années 1980, qui montre que le savoir scientifique n’est pas une découverte pure mais le produit de contextes humains et sociaux.
Elle rappelle que les sciences s’enracinent dans des rapports de pouvoir et des réseaux d’influence, ce qui rend indispensable l’analyse des biais et des privilèges qui façonnent les recherches.
Face à un climat politique qui dénigre la science et réoriente les priorités, Haraway affirme que démilitariser le savoir est plus urgent que jamais.
Les attaques contre la science et le savoir
Son regard, à la fois rigoureux et accessible, propose aux journalistes et aux décideurs des outils pour communiquer les résultats sans caricatures ni faux équilibres.
Elle invite à une science consciente de ses responsabilités sociales, éthique et politique, et à combattre les manipulations qui déforment le débat public.
En réinventant les cadres de connaissance, elle montre qu’une société peut défendre la vérité tout en restant ouverte aux contextes et aux enjeux humains qui la traversent.
