Développement du procès autour de l’argent libyen
Jeudi, la cour s’est intéressée à un versement d’environ 2 millions d’euros effectué par Airbus via une passerelle intermédiaire, dans le cadre d’une opération visant des avions destinés à Tripoli.
Ce volet du dossier alimente les spéculations sur l’origine et l’utilisation de ces fonds, et sur le rôle éventuel de l’intermédiaire qui aurait facilité la transaction.
Au fil des débats, les juges cherchent à démêler les fils entre contrats, commissions et éventuels frais de conseil, tout en rappelant le contexte politique secoué par les affaires Guéant.
Alexandre Djouhri et les embrouilles juridiques
Dans le rôle de protagoniste, Alexandre Djouhri, homme d’affaires souvent associé à des dossiers internationaux, est placé au centre des interrogations sur des circuits financiers autour de la vente d’avions.
Les enquêteurs examinent notamment si ce relais a permis d’écouler des paiements ou des commissions, et comment les acteurs privés ont interagi avec les décisionnaires.
À travers ce chapitre, le tribunal met en lumière les nœuds entre affaires publiques et privées, et rappelle que les flux financiers dans l’aérien restent un terrain sensible.
