Le cadre légal des mineurs et le risque populiste
Dans une tribune publiée au Monde, des responsables du Syndicat de la magistrature rappellent que le cadre juridique instauré après la Seconde Guerre mondiale protège les mineurs tout en encadrant leur responsabilité. Remettre en cause ces attenuations reviendrait à remettre en question des principes fondés sur la rééducation et la proportionnalité.
Les auteurs soulignent que la justice des mineurs ne se réduit pas à une logique punitive: elle privilégie l’individualisation et la prévention, afin de prévenir la récidive et d’accompagner les jeunes vers une insertion durable.
Les auteurs avertissent que céder à la facilité de discours électoral pourrait aggraver les inégalités et fragiliser la sécurité publique, tout en trahissant les valeurs républicaines.
Vers une réforme mesurée et respectueuse de l’enfance
Face à ce constat, ils plaident pour des réformes prudentes, fondées sur l’évaluation professionnelle et des mesures alternatives qui privilégient la réinsertion plutôt que la sanction déchaînée.
La démarche exige des ressources humaines et financières suffisantes, des délais raisonnables et une culture du droit qui s’appuie sur la science et l’éthique, et non sur les slogans.
En somme, construire une justice des mineurs juste et efficace suppose un équilibre entre sécurité, éducation et justice, loin des postures populistes qui prétendent tout simplifier.
