Des enseignants tournent le dos à l’IA générative
Un collectif de près de 2 800 enseignants et chercheurs a signé un manifeste critiquant l’IA générative. Ils estiment que la technologie consomme énormément d’énergie et pousse à des usages qui peuvent trahir les valeurs d’humanisme et de rationalité chère à l’université.
Selon ces signataires, les outils d’IA ne remplacent pas le travail pédagogique, mais ils transforment les dynamiques des cours et les modes d’évaluation, parfois au détriment de l’esprit critique. Le manifeste appelle à un cadre éthique et à une meilleure gouvernance des technologies dans l’enseignement supérieur.
Ils demandent un cadre de réflexion collective pour repenser les pratiques, afin de préserver la qualité des apprentissages et la transparence face au progrès technologique.
2 800 signataires dénoncent l’usage de l’IA générative
Ce rassemblement témoigne d’un souci partagé pour la durabilité et pour la mission fondamentale de la recherche et de l’enseignement. Les signataires veulent rappeler que l’innovation ne doit pas sacrifier la qualité des apprentissages ou la sécurité des données.
Ils soulignent les enjeux énergétiques et les risques de biais, de manipulation et de dépendance, qui pourraient influencer les résultats et l’intégrité académique. Le texte appelle à un déploiement mesuré, avec des garde-fous et une transparence sur les usages.
En fin de compte, le manifeste vise à influencer les politiques publiques et les pratiques institutionnelles, en soutenant des formations, des critères d’évaluation et des mécanismes de contrôle qui allient innovation et valeurs humaines.
