L’emprise d’un État-parti sur la recherche occidentale
Selon Isabelle Feng, vice-présidente du cercle de réflexion Asia Centre, le régime chinois pèse sur le destin des chercheurs en façonnant l’évaluation par le nombre de publications, une approche qu’elle décrit comme déterminante pour une carrière.
Elle met en évidence une liberté académique très restreinte et une atmosphère où la corruption et les pressions politiques peuvent fausser les résultats et freiner l’innovation.
Et certains analystes qui déplorent le retard des recherches occidentales pourraient se faire piéger par le récit d’un pouvoir qui cherche à rediriger le débat.
Quand les publications deviennent une arme politique
Pourtant, les textes officiels gravent la publication comme moteur d’évaluation, réduisant peu à peu la liberté de choisir ses sujets et ses méthodes.
Les chercheurs se trouvent alors confrontés à des incitations à privilégier les thèmes plébiscités par l’État, à limiter les risques intellectuels et à dépendre davantage du financement public, au détriment de l’audace scientifique.
Face à ces dynamiques, les universités, les chercheurs et les partenaires internationaux peuvent s’engager pour des évaluations plus holistiques, favoriser la transparence et soutenir des plateformes qui valorisent la qualité plutôt que le seul nombre.
