Backstory: La quête des géants et l’oxygène
La question intrigue les paléontologues: l’atmosphère carbonifère, saturée d’oxygène, pourrait-elle expliquer les tailles imposantes de certains insectes fossiles? Dans Le Monde, la chronique Carte blanche signée Alice Lebreton rappelle une étude menée par des chercheurs de l’université de Pretoria pour éclairer ce mystère.
Les chercheurs testent cette hypothèse en s’appuyant sur des indices indirects: estimations d’oxygène ancien, comparaisons entre fossiles et insectes modernes, et modèles qui relient respiration et croissance afin d’évaluer l’impact de l’oxygène sur la taille.
Leur analyse souligne la complexité du sujet: même si l’oxygène a sans doute joué un rôle, d’autres paramètres climatiques et écologiques semblent aussi conditionner la gigantisme préhistorique.
Une hypothèse remise en cause par les chercheurs
Certains spécialistes estiment que l’oxygène ne suffit pas à expliquer ce gigantisme: l’écologie de l’époque, les chaînes alimentaires et les cycles de vie pourraient influencer la biomasse des insectes.
La démarche de Pretoria privilégie une approche pluridisciplinaire, mêlant paléontologie, climatologie et modélisation pour tester plusieurs scénarios et éviter les conclusions hâtives.
Pour les lecteurs, la Carte Blanche de Lebreton demeure une invitation à suivre les résultats avec nuance et à attendre des confirmations, car le récit n’est pas encore clos.
