Édition en crise et questions de socle national
Au Festival du livre de Paris, qui se tient du 17 au 19 avril, les tensions économiques et les mutations du secteur font office de fil rouge. Le directeur des éditions Robert Laffont et du Tripode participe à ces débats et appelle à élever la lecture au rang de priorité nationale.
Dans une tribune publiée par Le Monde, il insiste sur le rôle central du livre imprimé et sur la nécessité de soutenir l’édition face à la logique du numérique et aux coûts qui pèsent sur les éditeurs. Selon lui, l’accès au livre doit rester une conquête collective et équitable.
Selon lui, un cap national pour la lecture pourrait mobiliser toutes les parties prenantes: bibliothèques publiques, enseignants, librairies, acteurs culturels et décideurs, afin de préserver une offre diversifiée et accessible à tous les publics.
Le livre comme enjeu collectif au-delà des tables rondes
Le message, qui se déroule autour des tables rondes, met en avant le livre comme lieu de rencontre et de dialogue intergénérationnel. Le festival devient ainsi une plateforme pour réfléchir à la culture écrite comme bien commun.
L’orateur souligne la nécessité de protéger la pluralité des voix et des formats, sans oublier les propositions audacieuses qui permettent d’élargir l’audience des lecteurs et lectrices, tout en soutenant les auteurs émergents et les maisons indépendantes.
En résumé, l’appel est optimiste: faire de la lecture un vecteur de démocratie et soutenir les lieux qui diffusent le savoir, dès maintenant, pour que les ouvrages imprimés continuent d’animer la vie publique.
