Le SMIC-jeunes, levier d’insertion rapide des jeunes
Selon l’économiste Bertrand Martinot, certains pays européens ont testé des exemptions temporaires au salaire minimum pour les jeunes sans qualification, et les résultats en matière d’insertion professionnelle semblent prometteurs. Dans sa tribune publiée dans Le Monde, il affirme que ces dispositifs peuvent faciliter les premières expériences sur le terrain.
Ces dérogations réduisent le coût d’entrée pour les employeurs et offrent une porte d’accès rapide au monde du travail, en particulier pour des jeunes qui traversent des périodes précaires. Elles donnent une opportunité de gagner en expérience, d’acquérir des compétences et d’évoluer vers des postes plus stables.
Mais l’expert insiste sur l’encadrement: le dispositif doit rester temporaire, ciblé et accompagné d’un parcours de formation, afin d’éviter les dérives et de protéger les travailleurs les plus fragiles.
Des dérogations ciblées pour des jeunes sans qualification
Le concept de SMIC-jeunes serait une mesure ciblée, limitée dans le temps et réservée aux jeunes sans qualification, afin d’évaluer son impact sur l’employabilité sans bouleverser les salaires minimums établis pour les autres travailleurs.
Les promoteurs évoquent des bénéfices concrets: plus d’offres pour les jeunes, réduction de la pauvreté et apprentissage accéléré des codes du monde professionnel. Cependant, des garde-fous et une supervision renforcée seront essentiels pour éviter les abus et garantir des parcours professionnels dignes.
Pour que cela fonctionne, les experts préconisent d’associer ces dérogations à des formations en alternance, des aides à l’embauche et un suivi des trajectoires afin d’assurer une progression vers des emplois mieux payés et plus qualifiés.
