Intellectuels et médias dénoncent les méthodes du rapporteur
Dans une tribune publiée dans Le Monde, un collectif composé d’intellectuels, de journalistes et d’acteurs culturels exprime son désaccord avec certaines méthodes employées par le rapporteur, Charles-Henri Alloncle, à la tête de la commission d’enquête sur l’audiovisuel public.
Les signataires estiment que le rôle du rapporteur ne doit pas se muer en mode d’instruction publique, où l’agenda et les coups de théâtre prennent le pas sur le fond.
Ils appellent à des règles claires, à la transparence et à une conduite professionnelle qui garantissent l’équité et la crédibilité de l’enquête, afin d’éviter toute dérive.
Le processus ne doit pas virer au tribunal politique
Selon eux, la mission parlementaire doit rester un outil de contrôle démocratique et d’évaluation, sans se transformer en espace de procès public contre qui que ce soit.
Ils demandent que les échanges se fassent dans le cadre des discussions officielles, en respectant les droits des témoins et en évitant les sauts médiatiques qui polariserait le débat.
Au-delà des polémiques, ces voix réclament une redéfinition des règles afin que l’enquête préserve son objectif d’éclairage collectif et ne serve pas d’arène politique.
