Le suivi post-libération des détenus radicalisés
Une attaque au couteau survenue vendredi à Paris, attribuée à Brahim Bahrir, rappelle la fragilité des dispositifs qui suivent les ex-détenus radicalisés après leur libération.
Les chiffres fournis par le PNAT, que Le Monde a pu consulter, indiquent une baisse des sorties de détenus radicalisés au cours des trois dernières années, mais les analystes avertissent qu’un pic pourrait intervenir avec la libération de personnes condamnées pour les faits les plus graves.
Au-delà des chiffres, les autorités soulignent des faiblesses structurelles: évaluations de risques parfois insuffisantes, moyens de surveillance inégaux et une coordination entre les acteurs de la justice et du renseignement qui peut encore gagner en fluidité.
Des données inédites éclairent l’évolution du phénomène
Mais ces données montrent que le volume des sortants diminue globalement, sans toutefois dissiper le risque que présentent certains dossiers sensibles.
Pour répondre, les autorités plaident pour renforcer les outils de surveillance, intensifier les programmes de déradicalisation et resserrer les partenariats entre la justice, la sécurité et les associations locales.
Le défi demeure: conjuguer prévention efficace et réinsertion réussie, avec des dispositifs plus transparents et mieux coordonnés afin d’agir avant que les actes ne surviennent.
