Rivalité européenne et SCAF: l’Allemagne mise sur son avion
Selon le BDLI et le syndicat IG Metall, Paris et Berlin pourraient envisager chacun le développement de leur propre avion de combat plutôt que d’imposer une solution unique.
Cette option ne coupe pas les ponts: elle prévoit de maintenir des échanges sur les systèmes autonomes et sur les plateformes cloud afin de tirer parti des avancées communes.
L’objectif est d’insuffler une dynamique d’innovation et de préserver les capacités industrielles locales, tout en restant fidèles à une coopération européenne élargie.
Coopération et autonomie: cloud et équipements en vue
Pour autant, cela ne signifie pas la fin du SCAF, mais plutôt une voie parallèle qui respecte les priorités communes tout en donnant à chaque pays une marge d’action.
Du côté politique, Berlin et Paris devront clarifier le cadre de ces coopérations; le BDLI pousse en faveur d’une souveraineté technologique tout en maîtrisant les coûts et les délais.
Pour Dassault et les autres acteurs européens, cette perspective pourrait redistribuer les marchés et stimuler l’innovation, notamment dans les domaines de l’autonomie et du calcul en nuage.
