Tribune et sociologie: pourquoi refuser l’étiquette racisée
Dans une tribune publiée par Le Monde, le sociologue Stéphane Beaud et l’historien Gérard Noiriel proposent une analyse des ressorts qui poussent des personnes victimes de racisme à rejeter l’étiquette « racisé ».nnD’après eux, ce refus ne nie pas l’existence du racisme; il peut même constituer une stratégie visant à préserver l’autonomie et à éviter d’emprisonner quelqu’un dans une étiquette.nnL’exemple d’un élu préoccupé par ces questions, Bally Bagayoko, maire de Saint-Denis, illustre comment ce débat traverse l’espace politique et le récit public.nn## Le maire Bally Bagayoko et le débat sur le qualificatifnnLe cas de Bally Bagayoko, maire de Saint-Denis, est présenté comme une illustration vivante de ce dilemme: être perçu comme « racisé » peut compliquer sa mission et influencer son style de gouvernance.nnLa question du qualificatif n’est pas qu’un échange de mots: elle touche à la façon dont la société parle des identités et à la manière dont les responsables communaux envisagent l’inclusion et la sécurité.nnEn fin de compte, les auteurs invitent à combattre les discriminations sans alimenter des divisions identitaires, afin de préserver l’espace public et la dignité de chacun.
