Le regard du sociologue sur le CDI jeunes
Dans sa tribune publiée dans Le Monde, le sociologue Dominique Glaymann montre avec enthousiasme que l’insertion rapide ne suffit pas et appelle à privilégier l’accès à un emploi stable dès le départ.
Selon lui, le CDI jeunes, proposé par certaines organisations patronales, serait davantage une socialisation par la précarité qu’un véritable tremplin pour la carrière, ce qui peut fragiliser les trajectoires des jeunes.
Cette analyse met en lumière la différence entre obtenir un premier poste et construire une carrière durable, et invite à repenser les mécanismes d’accompagnement et de formation pour éviter que la précarité ne devienne la norme.
Voies possibles pour un premier emploi stable
Face à ce diagnostic, le débat s’anime autour de solutions innovantes qui dépassent l’emploi temporaire et mobilisent acteurs publics et privés pour sécuriser le démarrage professionnel.
Le sociologue appelle à privilégier des dispositifs qui garantissent une trajectoire durable dès l’entrée sur le marché du travail, plutôt que des passerelles fragiles qui n’assurent pas la continuité.
Concrètement, cela pourrait passer par un équilibre entre CDI jeunes, formation adaptée et accompagnement à l’évolution professionnelle, afin que le premier emploi devienne un véritable départ de carrière plutôt qu’un passage obligé.
