banniere
Le magazine Info

Les mathématiques, yeux-guides d’un astrophysicien malvoyant

1 minute, 18 seconds Read

Concilier déficience visuelle et exploration des cosmos

Ludovic Petitdemange, astrophysicien au CNRS, vit avec une perte de vision centrale due à une neuropathie optique héréditaire de Leber. Cette particularité n’entrave pas son travail: elle accompagne plutôt son sens de l’observation par d’autres voies, notamment les chiffres et les modèles.

Pour compenser, il s’appuie sur les mathématiques comme d’un nouveau regard: systèmes de équations, statistiques robustes et visualisations de données traduisent les signaux cosmiques en repères clairs lorsque les images ne suffisent plus.

Ses collègues décrivent son esprit analytique affûté et sa capacité à travailler en équipe: l’observation dépend davantage des résultats théoriques que d’une image, et cela illustre une forme modernisée de voir l’univers.

Le regard mathématique qui guide un astrophysicien malvoyant

Le regard mathématique agit comme un prolongement de ses sens: à partir des signaux qu’il interprète, il élabore des modèles et tire des conclusions sur des phénomènes lointains sans s’appuyer sur une vision optimisée.

Concrètement, il mêle données d’observation et simulations pour tester des hypothèses. Chaque jeu de données se transforme en graphiques et en courbes qui guident son raisonnement et orientent ses expériences.

Son parcours rappelle que la science peut rester ouverte à tous les talents: investir dans des outils accessibles et nourrir l’échange entre mathématiques et observation peut élargir les horizons, même quand la vue est limitée.

Articles associés

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *