Ce que révèlent vraiment les tests de personnalité
Dans une interview accordée au Monde, le chercheur Vincent Berthet pointe du doigt une pratique répandue en RH: classer les salariés à partir d’outils pratiques plutôt que d’une démarche scientifique.
Selon lui, réduire une personne à une étiquette telle que introverti ou extraverti manque de nuance et peut ancrer des biais déjà présents dans l’organisation.
Le contexte et les situations professionnelles façonneront le comportement plus que des tests isolés, ce qui complique l’usage de ces outils comme prévisionnistes de performance.
Comment éviter les pièges des évaluations en RH
Pour limiter les dégâts, les experts préconisent d’utiliser les évaluations comme un indicateur parmi d’autres, et non comme une sentence déterminante.
Les bonnes pratiques impliquent des entretiens structurés, des mises en situation, et des retours à 360 degrés pour croiser les informations et mieux comprendre la dynamique d’équipe.
Enfin, les responsables doivent clarifier les objectifs des tests, former les managers à interpréter les résultats sans stéréotypes et communiquer ouvertement sur l’usage des données.
