Hausse de 60 % des expulsions locatives sur deux ans
Les chiffres publiés pour 2025 révèlent une nette accélération des expulsions locatives. Selon la Chambre nationale des commissaires de justice (ex-huissiers), environ 30 500 expulsions ont été exécutées l’année dernière, marquant une progression notable par rapport à l’exercice précédent. Cette tendance, bien accueillie par certains acteurs du secteur et inquiétante pour les locataires, illustre une pression croissante sur le logement disponible.
En parallèle, les mises en demeure pour impayés, adressées par les propriétaires, n’ont augmenté que de 2,4% en 2025, soit un écart significatif avec la vitesse des expulsions. Cette dissociation met en lumière la complexité des procédures et rappelle que les dettes des ménages ne suivent pas toujours le même tempo que les actions des bailleurs.
Les acteurs du secteur soulignent que cette dynamique touche davantage les ménages modestes, notamment dans les zones où le coût du logement est élevé. Face à cette réalité, associations et professionnels appellent à des mesures préventives et à des solutions de relogement pour protéger l’accès au logement tout en préservant le tissu résidentiel.
Contexte et chiffres clés sur les expulsions 2025
Sur deux ans, la hausse des expulsions approche les 60%, selon les chiffres consolidés par l’institution professionnelle des huissiers de justice. Cette progression traduit une tendance lourde qui affecte durablement les foyers et les bailleurs, et qui appelle à une réponse coordonnée.
Si les procédures restent techniques et parfois longues, le rythme accru des expulsions par rapport à l’accumulation des dettes met en lumière le besoin d’accompagnement et de solutions rapides, notamment en matière de relogement et de soutien financier.
Face à ces chiffres, acteurs publics et privés appellent à des politiques plus dynamiques: prévention des impayés, dispositifs d’aide ciblés et mécanismes de relais rapides pour limiter les ruptures de logement et stabiliser les quartiers.
