Quand l’environnement devient arme de guerre moderne
Dans de nombreux conflits récents, l’environnement est devenu bien plus qu’un décor: il peut être une cible et un levier. Détruire les sols, polluer les eaux et affaiblir les écosystèmes sert à peser sur l’ennemi et à prolonger l’agonie des civils.
Stéphane Foucart, correspondant au Monde, rappelle que l’écocide est une dimension de guerre qui gagne en visibilité. Le droit international, pour l’instant, manque d’outils efficaces pour prévenir ou punir de telles atteintes, laissant les impacts s’accumuler sur des décennies et sur les populations.
Des exemples comme l’Ukraine, Gaza, le Liban et l’Iran illustrent cette logique: les dégâts environnementaux aggravent les pénuries, déstabilisent les territoires et compliquent toute perspective de retour à la normale.
Des droits minés et solutions pour protéger l’environnement
Le cadre international protège parfois les milieux naturels, mais il reste peu dissuasif face à des engagements qui privilégient les gains militaires sur l’environnement. Beaucoup plaident pour reconnaître l’écocide comme crime international afin de renforcer l’interdépendance entre paix et préservation.
Concrètement, les réponses passent par des évaluations d’impact, des passes humanitaires qui évitent la propagation des polluants et des plans de reconstruction qui placent les écosystèmes au cœur des retours et des réhabilitations.
Face à ces défis, les journalistes, les ONG et les États peuvent montrer que sécurité et nature vont ensemble: documenter les dégâts, mobiliser l’opinion et investir dans des solutions durables pour sortir de la guerre avec des environnements plus résilients.
