Violences psychologiques au travail et emprise croissante
Dans une tribune publiée par Le Monde, les chercheuses Virginie Roquelaure et Elsa Trognon appellent à reconnaître et à comprendre les violences psychologiques qui s’insinuent dans le quotidien professionnel.
Les chiffres évoqués montrent qu’un peu plus d’un tiers des Français déclarent avoir vécu au moins une épreuve de harcèlement sur leur lieu de travail, un signal fort pour les dirigeants et les équipes RH.
Selon elles, l’emprise prospère là où les évaluations se font sur des critères individuels et où la compétition autour des performances peut devenir un terrain propice au contrôle et à l’intimidation.
Des mesures efficaces face aux violences au bureau
Elles invitent à repenser les pratiques managériales: formation des managers, codes de conduite clairs et mécanismes de prévention qui favorisent le dialogue et la sécurité psychologique.
Les auteurs plaident pour des dispositifs de signalement simples et sûrs, des évaluations des risques psychosociaux plus rigoureuses et un suivi des cas pour éviter les répercussions sur les personnes concernées.
Au-delà des cadres juridiques, l’industrie et les entreprises sont appelées à placer le bien-être des équipes au cœur des politiques internes, afin que performance et respect ne s’excluent pas mutuellement.
