Le regard du cinéma sur les transformations du travail
Avec A pied d’œuvre, Valérie Donzelli livre une fiction qui situe l’idée que le travail se fait et se défait via les plateformes de service à la demande. L’histoire suit un écrivain qui, pour joindre les deux bouts, accepte des missions sur ces applis, révélant les codes et les limites de cette économie gig.
Le film ne se contente pas d’un récit intime: il transforme des données abstraites sur l’emploi en trajectoires humaines, montrant comment l’ubérisation peut bouleverser le sens du travail, la sécurité et les relations sociales.
Côté style, la réalisatrice alterne humour et gravité, rythme soutenu et plans serrés qui favorisent l’empathie pour les personnages. Le regard — tantôt ironique, tantôt engagé — offre une fenêtre accessible sur des transformations souvent invisibles.
A pied d’œuvre et l’ubérisation: miroir des métiers
La double vie du protagoniste illustre la réalité des travailleurs précaires qui se forment, s’adaptent et parfois s’épuisent pour survivre dans une économie fondée sur les services à la demande.
Ainsi, le film complète les travaux des chercheurs: il donne du corps et de l’empathie aux chiffres, en montrant les choix difficiles, les tensions et les espoirs qui traversent ces emplois.
En miroir des métiers d’aujourd’hui, A pied d’œuvre interroge les répercussions sociales et professionnelles de l’ubérisation, invitant le spectateur à réfléchir à l’avenir du travail et à ce que la société veut préserver ou repenser.
