La Colombie, pivot clé de la coopération antidrogue
Dans un échange accordé au Monde, le ministre de la Défense, Pedro Sánchez, affirme que Bogota voit la frontière sous un angle renforcé et que les autorités vénézuéliennes adoptent une posture plus ferme face aux réseaux armés qui opèrent près des zones frontalières.
Cette dynamique se lit également dans les échanges d’informations et les opérations coordonnées visant à bloquer les itinéraires du trafic et à démanteler les organisations transfrontalières.
Face à ce tournant, Bogota propose la création d’une alliance régionale contre le crime organisé, inspirée d’un dispositif proche de l’OTAN, qui mettrait l’accent sur le partage de renseignements, des exercices conjoints et le renforcement des contrôles frontaliers.
Renforcement des liens avec le Venezuela et la région
Des analystes estiment que cette orientation pourrait remodeler l’équilibre régional en incitant d’autres voisins à rejoindre une plateforme de sécurité plus intégrée.
Le soutien des États-Unis, présenté comme le principal partenaire, se manifesterait par des formations, du matériel et une expertise stratégique qui faciliteraient la coordination interétatique.
Mais l’initiative doit surmonter des défis financiers, politiques et logistiques, notamment pour rassembler les efforts des pays concernés et gagner leur adhésion durable; les responsables soulignent toutefois que la priorité est de progresser prudemment et sur le long terme.
