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Kinshasa: bidonville Mama Nzénzé, élevé sur les déchets

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Le quotidien où les ordures bâtissent les maisons

À Kinshasa, le bidonville Mama Nzénzé s’étend sur des tas d’ordures qui servent de socle à certaines maisons. Les habitants décrivent un paysage où les pluies transforment le quartier en terrain instable et où chaque déluge peut fragiliser les fondations les plus fragiles. Malgré tout, les familles et les voisins s’organisent pour protéger les enfants et les biens.

Pour se prémunir contre les crues, beaucoup empilent déchets et sacs autour des logements, élevant ainsi le niveau du sol. Cette stratégie de survie, courante mais périlleuse, modifie l’air et le cadre de vie, et invite à la prudence lors des fortes pluies. Le manque d’infrastructures fragilise encore davantage ce dispositif improvisé.

Ce recours aux ordures a aussi des effets sanitaires: les gaz et particules libérés se mêlent à l’air des ruelles et des habitats. Les habitants rapportent des maux de tête, des irritations et des symptômes respiratoires qui deviennent récurrents à chaque saison des pluies. Le quotidien reste un équilibre fragile entre sécurité et risques pour la santé.

Des habitants malades mais résolus face à la crise sanitaire

Les médecins locaux notent une hausse des symptômes chez les enfants comme chez les adultes: toux, essoufflement et fatigue s’installent rapidement quand les pluies reviennent. Dans ces conditions, les maisons surélevées et les relents d’odeurs ne suffisent pas à rassurer les habitants qui observent les effets sur leur santé et celle des plus jeunes.

Pourtant, la communauté se serre les coudes: réseaux d’entraide, aires de jeu improvisées et visites régulières chez le médecin de quartier montrent que l’esprit collectif tient bon. Même dans ces conditions, les enfants continuent d’aller à l’école lorsque c’est possible, et les voisins partagent les repas et les conseils pour limiter les risques.

Face à l’urgence, les habitants appellent les autorités à agir rapidement: améliorer la gestion des déchets, ériger des protections contre les inondations et proposer des solutions de relogement durable. Des ONG et partenaires locaux se mobilisent aussi pour l’eau, l’assainissement et l’assistance médicale, mais le chemin reste long et les pluies reviennent chaque année.

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