Pourquoi les fêtes se muent en moteur de surconsommation
La philosophe Jeanne Guien affirme que la récupération commerciale des festivités transforme la joie en invitation permanente à acheter, brouillant le sens des célébrations.
Elle rappelle que la Saint-Valentin n’est qu’un exemple parmi d’autres, aux côtés de la fête des mères et des pères, de Noël, d’Halloween et du Black Friday, qui s’insèrent dans un rythme d’excès continu.
Selon elle, ces espaces-temps autrefois réservés à l’exception deviennent des moteurs d’achat qui normalisent le débordement, imposant une norme de consommation à laquelle il est difficile d’échapper.
Vers une approche joyeuse et critique du phénomène
Face à ce constat, Guien invite à réinventer nos rituels: privilégier les gestes partagés, les expériences simples et des moments non monétisés pour ne pas réduire le sens des fêtes à un panier.
Les techniques du marketing jouent sur nos désirs, mais chacun peut choisir d’agir autrement: acheter moins mais mieux, privilégier la qualité et les échanges plutôt que les paniers remplis.
En fin de compte, l’auteure propose de redonner du sens aux festivités en célébrant avec intention et en repensant notre rapport au temps et à l’argent, afin que les fêtes restent des moments collectifs et joyeux.
