Portraits de jeunes manifestants, vécus et blessures
Au cœur des hommages, cinq noms reviennent: Sina, Behrouz, Mansoureh, Keyvan et Roubina. Ils représentent une jeunesse aux parcours variés: un lycéen, une institutrice, une infirmière, une ouvrière du bâtiment et une étudiante en stylisme.
Leur participation incarnait une vague de contestation qui a pris forme dans les rues de Téhéran et de Bouchehr, dans le sud du pays, où des familles et des amis se mêlaient aux jeunes manifestants.
Les récits qui émergent des proches montrent que leur engagement était nourri par des rêves simples: sécurité, dignité et avenir pour tous. La violence des forces de l’ordre a mis fin à ces vies, frappant sans distinction.
Répression et mémoire: la journée qui a marqué leur combat
Ce premier jour de mobilisation a laissé, selon les témoignages, une empreinte lourde mais aussi une énergie nouvelle dans les quartiers et sur les réseaux, visible dans les messages de solidarité qui se multiplient.
Les familles et associations documentent les vies perdues, réclament justice et exigent des éclaircissements sur les circonstances de leur mort, afin que les noms puissent être portés par les générations futures.
Au-delà du chagrin, ces portraits alimentent une conviction: la voix des rues peut persister et guider un changement réel, lorsque mémoire et action s’entrelacent.
