Anticor: la CJIP alimente l’impunité des groupes
Dans une tribune publiée dans Le Monde, Inès Bernard, déléguée générale d’Anticor, remet en question l’efficacité perçue de la CJIP face à la réalité des affaires de corruption.
Elle souligne que les négociations se déroulent souvent hors des salles d’audience et que les concessions accordées aux entreprises peuvent atténuer l’impact réel des infractions.
Pour elle, ce dispositif contribue à la paupérisation de la justice en offrant des raccourcis qui ne privilégient ni les victimes ni l’intérêt général.
Tribune: refonder la CJIP pour une justice équitable
Elle appelle à repenser l’instrument en renforçant la transparence des accords, en garantissant l’indépendance des décisions et en maintenant la possibilité de poursuites publiques lorsque nécessaire.
Elle préconise des sanctions plus visibles et dissuasives, ainsi que des mécanismes de réparation pour les plaignants et des contrôles externes pour prévenir les dérives.
En fin de compte, elle appelle à une réforme plus large qui remet l’intérêt public au cœur de l’action judiciaire, tout en préservant la rapidité nécessaire pour traiter les affaires.
