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Il faut une IA partagée, locale et libérée des monopoles

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Une IA partagée, locale et libérée des grands monopoles

Selon Tony Gheeraert, l’IA générative voit ses avancées ralentir, car l’accès à des données libres et à une énergie bon marché se fait plus rare. Dans sa tribune publiée dans Le Monde, le professeur de littérature et d’humanités numériques appelle à repenser le modèle économique pour favoriser une sobriété utile.

Pour sortir de cette impasse, il propose de privilégier des usages raisonnés et d’encourager des structures économiques plus souples, moins dépendantes des mastodontes, afin d’ouvrir l’IA à davantage de acteurs locaux.

La vision est claire: une intelligence artificielle qui sert d’abord les communautés, à travers des réseaux partagés et des ressources accessibles, plutôt qu’un produit verrouillé par quelques géants.

Adapter l’IA aux échelles locales et modestes

Adapter l’IA à des territoires plus petits, c’est prendre acte que les besoins varient selon les quartiers et les villes. Cette approche met l’accent sur des solutions coopératives et sur des données ouvertes qui circulent librement entre acteurs locaux.

Elle permet aussi de réduire les coûts et l’empreinte énergétique, tout en renforçant la transparence des algorithmes et des décisions qu’ils génèrent.

Enfin, elle ouvre la porte à des projets culturels, éducatifs et civiques qui allient innovation et responsabilité, en rendant l’IA accessible et bénéfique pour tous.

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