Mémoire et controverse autour des goumiers au Maroc
Le 12 février, la France a dévoilé un nouveau carré de goumiers dans la région du Haut-Atlas. L’annonce a provoqué des réactions contrastées dans les villages alentour, entre curiosité et malaise devant une mémoire coloniale toujours vivace.
Pour certains, ce geste rappelle le rôle ambigu des goumiers, des troupes locales qui ont combattu aux côtés de l’armée française avant l’indépendance, et qui restent au cœur des récits familiaux et politiques.
Des voix appellent à une commémoration qui éclaire le passé sans le glorifier, en invitant aussi les témoins de l’époque et les jeunes générations à discuter des impacts sur le Maroc d’alors et d’aujourd’hui.
Réminiscences et enjeux de la mémoire coloniale
Cette initiative ravive des souvenirs et pousse à reconsidérer la façon dont Maroc et France parlent de leur histoire commune.
Des historiens, des associations et des descendants se demandent comment contextualiser ces hommages pour éviter de céder à la tentation romantique de l’époque coloniale tout en reconnaissant les souffrances et les résistances.
Au final, l’événement peut devenir un moment d’écoute et d’éducation, offrant une mémoire nuancée qui confronte le passé à la réalité actuelle et ouvre un dialogue plus sain.
