Principe constitutionnel: la gratuité est non négociable
Dans une tribune publiée par Le Monde, douze chercheurs rappellent que la gratuité de l’enseignement supérieur est un acquis constitutionnel et qu’elle demeure un pilier d’égalité et d’innovation pour la société française.
Cette tribune souligne également l’urgence d’un renforcement massif et rapide du système éducatif et de la recherche afin de répondre aux défis écologiques. Sans ressources supplémentaires, les universités et les laboratoires auront du mal à former les talents et à produire les connaissances nécessaires pour anticiper et atténuer les risques climatiques.
Parmi les signataires figurent des spécialistes du climat, de l’histoire et de la sociologie, témoignant d’un large consensus autour de l’enjeu: protéger la gratuité, c’est aussi investir dans l’avenir du pays.
Renforcer l’éducation et la recherche pour l’écologie
Les auteurs estiment que la gratuité n’est pas qu’un principe abstrait: c’est un levier pour réduire les inégalités et soutenir une économie plus verte. Leur tribune met en avant que l’accès gratuit à l’enseignement supérieur permet à chacun de viser une formation et une carrière au service de la transition écologique.
Ils appellent à des investissements publics clairs et durables: personnels, équipements et moyens de recherche doivent être renforcés pour offrir une offre académique exigeante et compétitive au niveau international.
Au-delà des chiffres, l’objectif est de doter la France de sciences et d’études qui orientent les politiques publiques face à des menaces telles que le changement climatique, la perte de biodiversité et les défis énergétiques.
