Indépendance scientifique vs décision politique en danger
Un collectif de plus de 300 acteurs de santé publique publie une tribune dans Le Monde pour rappeler qu’un transfert des campagnes de prévention vers le ministère de la Santé remettrait en cause une frontière clé: l’indépendance entre l’évaluation des risques et les choix politiques.
Les signataires insistent sur le fait que les résultats des analyses doivent rester libres de tout calcul partisan afin de préserver la crédibilité des recommandations et d’éviter des dérives où les statistiques servent des objectifs conjoncturels.
Dans ce contexte, les auteurs appellent à préserver les capacités d’expertise et les mécanismes de transparence qui permettent aux citoyens de comprendre sur quoi reposent les décisions sanitaires.
Appel public pour préserver l’indépendance des sciences
La tribune met en avant des noms connus, dont Françoise Barré-Sinoussi, Dominique Costagliola et Serge Hercberg, pour affirmer que l’indépendance des sciences est une condition pour des politiques publiques fiables.
Elle insiste sur le fait que les sciences doivent guider les décisions, et non pas subir les modes du moment ou les pressions gouvernementales qui pourraient orienter le paysage sanitaire.
Pour sortir renforcés de ce débat, le texte réclame des règles claires de gouvernance, des processus transparents et le maintien d’organismes dédiés à l’évaluation des risques, afin que les choix publics restent fondés sur des preuves solides.
