Impact local des fermetures sur les circuits courts
Dans l’ouest de la Bretagne, les abattoirs à taille humaine ferment les uns après les autres, modifiant durablement les itinéraires de transformation. Sérent et Quintin sont cités comme exemples récents, et Vannes pourrait suivre, révélant une mutation qui éloigne l’outil de production des exploitations.
Les producteurs locaux redoutent que ces fermetures allongent les délais, augmentent les coûts logistiques et fragilisent les circuits courts qui alimentent les villages et les marchés locaux.
Face à ces défis, des coopératives et des collectifs se mobilisent pour préserver la proximité: mutualisation des ressources, transport partagé et partenariats avec des ateliers voisins.
Tensions et perspectives pour les éleveurs bretons
Les familles d’éleveurs bretons vivent aussi une mutation: la disparition d’un abattoir de proximité bouleverse le rythme des exploitations et la façon de vendre leurs bêtes sur le territoire.
Certains acteurs présentent la rationalisation comme une étape nécessaire de modernisation, mais elle soulève des questions sur l’accès des petites fermes et leur capacité à rester compétitives face à des coûts plus élevés.
Face à ces incertitudes, les autorités et les associations appellent à un équilibre entre amélioration des services et maintien des circuits courts: soutien à la modernisation des petites structures, mutualisation des moyens et soutien financier ciblé.
