Une agriculture intensifiée met en danger les prairies
En Bretagne, les prairies permanentes, autrefois pilier des élevages, subissent une érosion marquée. Sur quarante ans, leur superficie a chuté d’environ 75%, transformant peu à peu le paysage rural.
C’est l’accroissement des pratiques agricoles intensives et la réduction du cheptel qui ont redessiné le territoire, privilégiant d’autres usages du sol et faisant disparaître des vastes zones autrefois dédiées au pâturage.
Les agriculteurs et les politiques publiques se mobilisent pour freiner ce mouvement: certains projets visent à préserver des prairies permanentes, tandis que d’autres encouragent des systèmes s’appuyant sur le pâturage, la diversification des cultures et la protection des sols.
Impacts pour l’élevage et les milieux humides bretons
Au-delà du paysage, l’érosion des prairies met en danger la biodiversité locale, modifie les équilibres hydriques et peut influencer la qualité des produits issus des élevages bretons.
Face à ce défi, des initiatives locales promeuvent la réouverture et l’entretien de prairies grâce à des semences adaptées, des rotations et des pâturages gérés pour renforcer la résilience des sols.
À long terme, la Bretagne peut concilier tradition d’élevage et durabilité: préserver des prairies de valeur écologique tout en soutenant l’innovation agricole et les pratiques paysagères qui préservent ce patrimoine.
