Ce que révèle le constat sur les prix et les choix publics
Selon Dominique Méda, les politiques publiques alimentent un système alimentaire coûteux, qui pèse lourdement sur les ménages et l’environnement.
Ce modèle bénéficie surtout aux géants de la transformation, aux enseignes de distribution et à la restauration — plutôt qu’aux agriculteurs qui en assurent le socle.
Face à ces constats, elle invite à repenser les leviers publics et à explorer des alternatives plus équilibrées, plus durables et plus démocratiques.
Vers une réforme alimentaire qui privilégie les agriculteurs
Elle montre que des chemins existent pour changer la donne: soutenir les circuits courts, privilégier les achats publics locaux et rediriger certaines subventions vers des pratiques agroécologiques.
Des initiatives émergent déjà, comme les marchés de producteurs, les cantines scolaires locales et des réseaux de coopératives qui garantissent des revenus plus justes et une meilleure traçabilité.
Si la volonté politique suit, un système alimentaire plus juste est à portée de main — moins coûteux, plus sain et plus solidaire, pour tous les maillons de la chaîne.
