Conforter les débuts professionnels sans précarité durable
Selon le sociologue Dominique Glaymann, il faut inverser le cap: ce n’est pas seulement l’insertion rapide des jeunes qu’il faut viser, mais leur accès à un poste stable qui dure.
Dans son analyse publiée dans Le Monde, il s’intéresse au CDI jeunes, une idée portée par le patronat. Pour lui, ce dispositif peut être une tentative de socialisation des jeunes dans un cadre de précarité récurrente plutôt que d’un vrai tremplin.
Selon ses observations, les jeunes peuvent se retrouver dans des parcours instables qui freinent leur progression et fragilisent leur situation économique à long terme. Il préconise donc des politiques publiques favorisant des parcours vers des emplois durables, avec une formation adaptée et une vraie perspective d’évolution.
Un vrai CDI pour les débutants, ou précarité déguisée ?
Le débat porte sur l’objectif réel du CDI pour les jeunes: est-ce une porte d’entrée vers une carrière ou un moyen de maintenir des conditions précaires sous couvert de stabilité?
Glaymann met en garde contre une promesse séduisante qui pourrait se transformer en piège: des postes présentés comme sûrs mais assortis de salaires modestes, d’une progression lente et de droits fragiles.
Pour sortir de cette impasse, il appelle à des mesures claires: passerelles robustes vers l’emploi durable, formations ciblées, accompagnement personnalisé et incitations réelles à l’embauche dans des secteurs qui offrent des perspectives durables.
