Réguler les fermes de données face à leurs externalités
Dans une tribune publiée dans Le Monde, l’avocat Sébastien Barles appelle à un cadre régulateur pour les infrastructures numériques, aujourd’hui opaques et énergivores.
Ces fermes de données consomment des quantités massives d’électricité et mobilisent des ressources locales, pesant sur les territoires d’accueil.
Pour Barles, il faut un cadre clair qui oblige à évaluer les coûts et bénéfices, fixe des standards de durabilité et prévoit un vrai dialogue avec les communautés.
Transparence, énergie et localisation au cœur du débat
Pour avancer, il préconise des normes publiques, des audits énergétiques accessibles et une meilleure transparence sur les chaînes d’approvisionnement et les coûts réels.
Les leviers proposés incluent des incitations à l’efficacité énergétique, des critères de localisation plus stricts et des mécanismes de concertation avec les autorités locales et les habitants.
En somme, la régulation doit accompagner la croissance du numérique sans freiner l’innovation, en recherchant un équilibre entre performance, sobriété et équité territoriale.
