La nature n’est pas une excuse pour l’expansion politique
Dans sa tribune publiée dans Le Monde, le philosophe rappelle qu’on ne peut pas lire la nature comme un manuel des actes humains et que l’idée d’une conquête territoriale attribuée à la nature est une erreur d’interprétation. Il souligne aussi que l’insatiabilité territoriale évoquée chez certains dirigeants, y compris Trump ou Poutine, ne peut pas être confondue avec une loi naturelle.
Selon Milo, la prétendue loi du plus fort n’est pas une vérité biologique mais une construction conceptuelle qui peut influencer les décisions politiques de façon dangereuse.
Il ajoute qu’il n’existe ni impérialisme biologique ni capitalisme prédateur dans le monde naturel, et que les analogies entre nature et politique méritent une distance critique.
Philosophie et nature: refuser l’idée d’un empire naturel
La deuxième partie de sa réflexion précise que les dynamiques étatiques et les ambitions territoriales répondent davantage à l’histoire, à la culture et aux institutions qu’à une destinée naturelle.
Associer les systèmes économiques à des lois naturelles minimise la responsabilité humaine et brouille le rôle des valeurs démocratiques et du cadre juridique.
En conclusion, Milo invite à rejeter les justifications naturalistes et à nourrir un débat éthique et politique fondé sur des choix collectifs plutôt que sur une narration biologique.
