Coûts croissants du protoxyde d’azote dans les incinérateurs
Dans les incinérateurs, les bouteilles de protoxyde d’azote restent une source de risques inattendus: lorsqu’elles se brisent ou se décompressent brutalement, elles provoquent des dégâts matériels importants et des arrêts d’installation.
Les chiffres consolidés par les organisations professionnelles de la filière font état d’un coût total oscillant entre 35 et 40 millions d’euros, soit un doublement par rapport à l’année précédente.
Cette hausse reflète à la fois une recrudescence des incidents et des coûts plus élevés liés à la réparation des infrastructures et à la remise en service des équipements.
Prévention renforcée et sécurisation des procédés
Face à ces constats, les acteurs de la filière multiplient les mesures préventives: stockage renforcé, étiquetage clair et procédures de vérification, avec une attention particulière à la manipulation des gaz sous pression et à la prévention des mélanges accidentels.
Les pouvoirs publics et les professionnels envisagent des investissements dans des capteurs de surveillance, des formations du personnel et des contrôles plus stricts, afin de réduire les risques et d’éviter de nouveaux dégâts.
Si l’optimisme demeure, les responsables soulignent que la réduction des incidents dépendra d’une collaboration renforcée entre fabricants, exploitants et autorités afin d’atténuer le coût humain et financier.
