Condamnation de la maison mère d’Yves Rocher pour vigilance
Dans une affaire qui illustre le lien entre siège et filiale, la maison mère du groupe Yves Rocher a été condamnée pour manquement à son devoir de vigilance concernant Kosan Kozmetik, sa filiale turque.
L’affaire remonte à 2018, lorsque une vague de licenciements a touché Kosan Kozmetik, et s’est poursuivie jusqu’en 2024, après l’arrivée du syndicat Petrol-Is dans l’usine, et le départ d’un nombre significatif de salariés.
Le jugement évoque l’absence ou l’insuffisance des mécanismes de supervision du groupe sur cette filiale, pointant du doigt une gestion moins rigoureuse des droits des travailleurs et des conditions de travail.
Filiale turque et manquement de vigilance: une condamnation
Cet arrêt illustre la manière dont les grandes entreprises peuvent être tenues responsables pour des manquements à la vigilance lorsqu’il est question de filiales situées à l’étranger.
Pour les salariés impliqués et notamment ceux affiliés au Petrol-Is entre 2018 et 2024, la décision apporte un signal fort sur leurs droits et sur l’importance d’un cadre de supervision plus strict.
Reste à voir s’il y aura appel et quelles conséquences ce dossier pourrait avoir pour Yves Rocher et d’autres enseignes actives à l’international, en matière de conformité et de gouvernance.
