Chaleur et mortalité 2050: un fossé Nord-Sud
Selon une étude publiée par l’Université de Chicago, la mortalité liée à la chaleur dépend davantage des capacités d’adaptation que des températures elles-mêmes.
D’ici 2050, les projections estiment que les pays pauvres pourraient enregistrer jusqu’à dix fois plus de décès pendant les vagues de chaleur que les nations riches, faute de systèmes d’alerte, de logements thermiquement adaptés et d’accès fiable à l’énergie.
Ce fossé illustre une vérité incontournable: le climat est une injustice sociale autant qu’un phénomène physique.
Capacités d’adaptation et leur coût pour sauver des vies
L’étude insiste sur une approche globale: l’adaptation englobe la planification urbaine, la santé publique, la gestion de l’eau et les réseaux électriques, pas seulement des solutions techniques.
Bien que coûteuse, l’adaptation offre une rentabilité humaine et économique à long terme en réduisant les pertes humaines et les coûts sanitaires lors des canicules.
Pour combler le retard, les décideurs doivent cibler des investissements durables, des mécanismes de financement climatique et des partenariats internationaux qui soutiennent les pays les plus vulnérables.
