Une vie entière dédiée à la BD et à la voix de l’Afrique
Clément Oubrerie s’impose comme une figure majeure de la bande dessinée francophone, grâce à son travail sur Aya de Yopougon, série ivoirienne portée par Marguerite Abouet. Son trait vif et son sens du récit ont marqué des lecteurs bien au-delà des frontières du continent.
Au fil d’une carrière s’étendant sur plusieurs décennies, il a publié une trentaine d’albums, explorant des univers variés tout en restant profondément ancré dans des réalités humaines et sociales qui résonnent avec le public. Cette diversité témoigne de son talent pour mêler humour, tendresse et observation des sociétés.
Sa disparition, annoncée le 1er mars, survient à 59 ans après une lutte contre la maladie de Charcot, laissant derrière elle une œuvre reconnaissable entre toutes et une empreinte durable dans le paysage de la BD.
Aya de Yopougon, l’œuvre qui a changé la BD africaine
La nouvelle de son décès a suscité de nombreuses formes d’hommage, du public aux professionnels, qui saluent son trait précis et sa capacité à donner vie à des personnages ordinaires avec une grande dignité.
Cette série, née de leur collaboration, Aya de Yopougon, a mis en lumière la jeunesse ivoirienne de la fin des années 1970 et a contribué à populariser la BD africaine, ouvrant la voie à de nouvelles voix et à des adaptations.
Son héritage se poursuit dans les pages de ses albums et dans l’inspiration qu’il offre à la prochaine génération de dessinateurs et de scénaristes.
