Des outils juridiques pour contrer les pollutions chimiques
Dans une tribune publiée dans Le Monde, deux spécialistes du droit alimentaire et de l’environnement, Pierre-Etienne Bouillot et Grégoire Leray, livrent leur analyse autour des répercussions du rapport de l’Anses sur le cadmium et les réponses publiques attendues.
Ils remarquent que, malgré les avancées techniques et scientifiques, la loi tarde à suivre le rythme des alertes et des preuves croisées sur les risques chimiques.
Ils affirment que des instruments juridiques existent bel et bien pour encadrer ces pollutions, à condition de les activer, coordonner et appliquer plus vite.
Lutte politique et juridique: les retards à combler
Ils pointent l’inertie des décideurs et des pouvoirs publics, parfois pris par des arbitrages politiques ou des lenteurs administratives qui ralentissent les mesures protectrices.
Pour eux, la solution passe par une approche intégrée: renforcer le monitoring, durcir les cadres réglementaires et mettre en place des sanctions efficaces contre les gestionnaires et les entreprises qui dépassent les seuils.
Face à la complexité des substances comme le cadmium et les PFAS, l’article appelle à des règles claires et à une exécution plus agile, afin de mieux protéger la santé des Français.
