Des milliers de candidats portent plainte contre Workday
Des milliers de postulants ont déposé des actions collectives contre le fournisseur de logiciels RH Workday, les accusant d’un tri automatisé qui écarte des candidatures sur des fondements contestables, et notamment sur l’âge des candidats. Les plaignants estiment que l’algorithme peut favoriser certains profils au détriment d’autres, sans que les critères soient clairement expliqués.
Des témoignages et documents juridiques citent des exemples où des CV auraient été éliminés sans que les qualifications techniques ne justifient ces décisions, ce qui alimente les soupçons de biais systémiques.
Cette affaire s’inscrit dans une vague croissante de recours contre les systèmes d’IA utilisés en recrutement, qui suscite des discussions sur la manière dont ces outils influencent les chances d’emploi et sur les responsabilités des éditeurs de logiciels.
L’algo et les critères d’éthique au cœur du litige
Les algorithmes de tri permettent d’économiser du temps, mais ils rasent aussi les marges d’erreurs humaines et peuvent introduire des biais involontaires. L’enjeu, pour les plaignants, est de démontrer que des paramètres discriminants ont été privilégiés par le système, notamment autour de l’âge, et non des compétences réelles.
Les avocats des plaignants demandent plus de transparence sur les critères de sélection et sur les données utilisées pour former l’algorithme, afin d’évaluer les risques de discrimination et de filtrage sélectif des profils.
Du côté de Workday, l’entreprise affirme défendre des pratiques conformes et met en avant les bénéfices des outils d’évaluation automatisés pour accélérer le recrutement tout en protégeant les données personnelles des candidats.
