Comment la vue altérée transforme son regard sur l’univers
Le chercheur Ludovic Petitdemange, astrophysicien au CNRS, vit avec une neuropathie optique héréditaire de Leber qui brouille son regard central. Pour continuer à explorer l’univers, il s’appuie sur une approche originale: les mathématiques lui servent d’oeil et de boussole.
Les mathématiques deviennent son substitut visuel: il décompose les données des instruments, repère les tendances et construit des modèles qui donnent forme aux phénomènes célestes.
Dans le quotidien du laboratoire, cette démarche se traduit par des graphiques, des simulations et une collaboration étroite avec des collègues qui partagent le même esprit curieux et optimiste.
Des équations pour compenser une vision centrale fragilisée
Cette trajectoire est née d’un état concret: loin d’être enfermé dans l’impuissance, Ludovic a transformé l’obstacle en moteur d’innovation. Il s’appuie sur des routines cognitives qui privilégient les motifs et les structures mathématiques.
Ses outils privilégient l’analyse numérique, les simulations et l’interprétation de séries temporelles: autant de méthodes qui permettent de traduire des signaux complexes en hypothèses testables.
Au fil de ses recherches, il rappelle que la science est d’abord un langage universel, accessible à tous quand on sait lire les chiffres et les équations.
