Des scientifiques appellent à préserver les aides sanitaires
À Lyon, lors d’un sommet dédié à la santé globale, près de 200 chercheurs venus du Nord et du Sud ont appelé la France à réviser ses priorités d’aide au développement en santé pour renforcer la prévention et la réponse.
Dans une tribune publiée dans Le Monde, les signataires expliquent que réduire ces mécanismes serait une erreur stratégique, car ils soutiennent les systèmes de vaccination, les chaînes d’approvisionnement et la surveillance sanitaire dans les pays en développement.
Pour eux, ces fonds jouent un rôle clé pour prévenir les ruptures d’accès et éviter que des crises sanitaires ne se transforment en risques mondiaux, en favorisant une coordination internationale et des recherches partagées.
La France et les donateurs doivent protéger ces aides
Les experts appellent les décideurs à préserver, voire augmenter, ces financements sur le long terme, afin de stabiliser les programmes de vaccination, le renforcement des hôpitaux et les réseaux de veille épidémiologique.
Ils soulignent que l’addition des coûts d’inaction serait bien plus élevée que celui d’un soutien soutenu, et que l’érosion de ces mécanismes accroît les risques de pandémies futures.
Enfin, en alignement avec l’approche One Health, ils proposent une meilleure coordination entre santé publique, agriculture et environnement, et exhortent la France et ses donateurs à adopter une feuille de route robuste et durable.
