Redéfinir l’agriculture: nourrir les Français et exporter
Face à l’annonce de la ministre de l’agriculture, Annie Genevard, qui privilégie la hausse de la production pour stimuler les exportations, beaucoup s’interrogent sur l’impact réel pour les Français.
Un collectif de chercheurs a publié dans Le Monde une tribune remettant en cause ce lien: selon eux, produire plus n’est ni une réponse suffisante à l’insécurité alimentaire ni à la fragilité des filières.
Ils plaident pour une approche plus équilibrée, mêlant rentabilité agricole, sécurité alimentaire et résilience des chaînes d’approvisionnement, tout en favorisant des pratiques durables et des revenus stables pour les agriculteurs.
Limiter les risques: privilégier l’alimentation locale
Pour ces spécialistes, l’alimentation du pays doit primer sur l’activation d’un surcroît d’exportation: renforcer les filières locales, les circuits courts et les capacités de transformation pour limiter les dépendances.
Ils estiment que les gains simulés par l’export ne garantissent pas des prix abordables ni une alimentation fiable pour tous les ménages.
Leur message: viser une stratégie double, qui soutient les producteurs tout en améliorant la sécurité alimentaire et la stabilité économique, plutôt que de privilégier une croissance exportatrice sans filet.
