La cassation confirme le non-lieu dans l’affaire Traoré
Dans une décision rendue récemment, la Cour de cassation confirme l’absence de poursuites contre les gendarmes impliqués dans le décès d’Adama Traoré.
Les proches décrivent que Traoré aurait peiné à respirer et aurait perdu connaissance lors du trajet vers la gendarmerie de Persan, avant de succomber dans la cour de la caserne.
Ce non-lieu ne signe pas la fin du débat: il ravive les critiques sur les pratiques policières et alimente les questionnements sur le cadre juridique entourant les interventions lors des interpellations.
La famille Traoré annonce son recours auprès de la CEDH
Du côté familial, les avocats annoncent leur intention de saisir la Cour européenne des droits de l’homme pour un regard complémentaire sur le dossier.
Cette démarche s’ajoute à la volonté de la famille de voir étudier les aspects qui, selon elle, n’ont pas été suffisamment éclaircis par les instances nationales.
Des juristes expliquent que l’action auprès de la CEDH peut prendre du temps, mais qu’elle peut aussi influencer les normes européennes encadrant les gestes des forces de l’ordre et la protection des détenus.
