Le capital social féminin dans les sphères du pouvoir
Dans une tribune publiée dans Le Monde, Ashley Mears, sociologue américaine et ancienne mannequin, rappelle que la proximité des femmes avec les dirigeants ne relève pas d’un simple décor: elle peut agir comme une ressource qui facilite les rapprochements et les échanges entre puissants.
Selon elle, dans ces réseaux, la présence féminine auprès des élites est perçue comme un signal de statut, un indicateur qui s’ajoute au prestige et peut ouvrir des portes insoupçonnées.
Le constat ne porte pas sur le comportement individuel mais sur une dynamique structurelle: la banalisation de ces présences rend les liens plus fluides entre décideurs, nourrissant ainsi les mécanismes d’influence.
Tribune et pouvoir: les femmes, clé du capital social
La tribune de Mears propose de lire les affaires récentes à travers le prisme du capital social: ce qui paraît banal peut s’avérer un levier puissant pour accéder à des cercles de pouvoir, sans ostentation mais avec efficacité.
Ce cadre invite à réfléchir aux questions d’éthique et de responsabilité: les dynamiques de pouvoir peuvent favoriser des abus lorsque le statut des réseaux repose sur des marqueurs visibles et sensibles.
Pour répondre à ces enjeux, la société peut exiger davantage de transparence, des normes de conduite renforcées et une plus grande diversité, afin de limiter l’influence d’un capital social concentré.
