Tindouf: le recul de l’aide mondiale frappe les camps
Le Sahara occidental demeure un sujet sensible, et fin 2020 a apporté un nouveau volet à la crise : une réduction notable de l’aide internationale destinée aux camps de déplacés de l’ouest algérien près de Tindouf. Les bailleurs ajustent leurs programmes et certains fonds s’évaporent, laissant les services essentiels en mode liminaire.
Les financements qui permettaient de financer des soins de santé, des distributions alimentaires et des projets scolaires se font plus rares; les services essentiels s’érodent, et les familles ressentent la pression. La solidarité locale demeure palpable mais ne peut tout compenser.
Face à ce désengagement, les acteurs locaux et les associations de la diaspora multiplient les initiatives de solidarité, mais ils avertissent que sans un financement durable, la situation pourrait se dégrader durablement.
Les témoignages locaux éclatent le voile sur la crise
Des témoignages collectés sur place décrivent des écoles qui improvisent des cours sous des tentes, des cliniques qui fonctionnent à flux tendu et des files d’attente qui s’allongent pour l’accès aux soins. Les défis quotidiens y rythment le quotidien des familles.
Dans ce contexte, des familles organisent des réseaux d’entraide, des bénévoles et des associations locales coordonnent des distributions de vivres et des vêtements, tout en appelant à des engagements plus solides de la communauté internationale.
La résilience demeure forte : malgré les difficultés, la communauté continue d’apprendre, de travailler et de rêver à des conditions plus stables, si les fonds réapparaissent et se rendent prévisibles.
