Jo Ractliffe capture les cicatrices d’un pays en rupture
Pour raconter l’âme de son pays, longtemps déchiré par l’apartheid et les guerres, Jo Ractliffe privilégie le pouvoir du lieu: les paysages deviennent des témoins silencieux.
À 64 ans, la photographe poursuit un travail qui s’étale sur quatre décennies, révélant les stigmates laissés par les conflits et par l’activité humaine.
L’exposition au musée du Jeu de Paume, à Paris, offre une traversée visuelle de ses séries visibles jusqu’au 24 mai, où chaque image invite le visiteur à lire l’histoire dans le relief, les ruines et les traces.
Rétrospective: lieux marqués par l’histoire sud-africaine
Le regard de Ractliffe est patient: elle documente les lieux plutôt que d’imposer un récit, laissant émerger une mémoire collective.
Sa pratique mêle tirages en noir et blanc et couleurs éclairés, afin de saisir la densité du temps qui s’accumule sur le sol et dans les structures.
Au-delà du récit personnel, l’exposition parle d’un continent et d’une humanité qui continuent d’interroger ces lieux, appel à la vigilance et à la mémoire.
