Enfance libanaise et vocation émergente au cœur des guerres
Dans un Liban fréquemment secoué par la guerre, Ghada Hatem-Gantzer grandit avec l’impression que le corps féminin mérite d’être protégé et écouté. Cette enfance, marquée par les sirènes et les absences, laisse une empreinte durable sur sa manière de regarder la médecine.
Elle se souvient des petits gestes solidaires qui s’organisaient autour des familles: voisins, soignants et enseignants donnaient de l’espoir même dans les moments les plus gris. Ces expériences forgeaient une rigueur et une sensibilité à l’égard des femmes vulnérables.
À mesure que les années passaient, cela devient une évidence: soigner devient pour elle une vocation. Plus tard, cette conviction la pousse à bâtir un espace dédié où les femmes peuvent parler librement de leur santé et de leurs droits.
De la Maison des femmes à l’action pour les patientes
Aujourd’hui gynécologue, elle privilégie le dialogue, la prévention et le respect de la parole des patientes. Son approche est à la fois technique et humaine, nourrie par ses années d’enfance où chaque échange comptait.
À l’origine de la Maison des femmes, elle a voulu offrir un lieu sûr et accueillant, loin des jugements. L’institution devient un pivot pour l’accompagnement global: consultations, information, soutien psychologique et accompagnement social.
Elle poursuit son engagement en imaginant des initiatives qui renforcent l’autonomie des femmes, soutiennent les plus vulnérables et alimentent un optimisme concret pour demain.
